| CANNES 2002 | ||||||||||||
mercredi 15: Ouverture. Les Palmiers arrivent à Cannes A quoi reconnaît-on
le premier jour de Cannes (le festival) ? A sa Croisette, traversée
par les futurs festivaliers à une cadence qui saccélère
à vue doeil, à sa première file qui sétend
en face des tentes Cannes cinéphiles préfigurant
les attentes à venir à lentrée des salles de
cinéma, à son premier évanouissement - une dame qui
a été fauchée par le cagnard méditerranéen
en patientant plus de deux heures pour avoir son accréditation. Cannes
resplendit déjà de toutes ses lumières, affiches et
palmiers à perte de vue, fidèle à son mythe. Mais ceux
qui étaient là la veille ont encore pu voir Cannes (la ville),
une petite cité se préparant à linvasion : les
essais de hauts-parleurs près des marches toutes blanches sans leur
tapis, ceux, hésitants, des lumières dans le ciel nocturne.
Car la ville de Cannes, elle aussi, se fait une tenue de fête pour
le festival. En marchant le long dune voie rapide, nous avons cru
voir la rue prendre vie. Les arbres plantés au loin sanimèrent
soudain et savancèrent sur nous. Comme une verdure extraterrestre
prenant possession de la ville, des bataillons de palmiers dévalaient
le bitume. Ils étaient posés sur des camions, en route vers
le centre. Nous avons alors eu une petite pensée pour ceux qui allaient
les installer pendant la nuit pour que dès le lendemain matin le
décor soit planté et lillusion parfaite. |